mardi 29 janvier 2019

Chromebook : le jour où j'ai quitté Windows

Pour m'accompagner dans mon année de stage de professeur des écoles (mes deux années en réalité, pour cause de congé maternité), j'avais besoin d'un nouvel ordinateur portable.
Celui que j'avais était un PC portable énorme, 17 pouces, bien lourd que j'avais acheté en 2010.
Un portable Sony VAIO sous Windows. Windows et ses virus à répétitions, Windows et ses mises à jour qui se mettent en route pile quand j'ai besoin que mon ordinateur s'allume, là tout de suite.
Je commençais à en avoir ras le bol et à squatter de plus en plus celui de Chéri-Chéri, plus petit et plus rapide mais toujours sous Windows. Windows avec toujours autant de mises à jour. Windows dont j'ai connu plein de version : de 3.1 à Windows 10...

Alors j'ai décidé de quitter ce que je connaissais depuis que j'ai l'âge d'utiliser un ordinateur : le sacro-saint Windows.
Evidemment, j'ai pensé à prendre un Macbook, Pro ou Air mais je n'étais pas décidée donc je suis allée les voir et les tester dans un Apple Store. On ne va pas se mentir, ils sont magnifiques : ultra légers, jolis à voir, avec tout un tas de fonctions qui les rendent super potes avec ton iPhone.
Oui MAIS. Devenir professeur des écoles c'est déjà investir dans pas mal de livres, matériel et même vêtements (mes tenues de grossesse d'été n'étant pas forcément compatibles avec les parents d'élèves et la bienséance !) alors faire cette grosse dépense, ça n'était pas raisonnable.
J'ai donc renoncé à ces magnifiques Mac et renoncé également à me délester de 1500 euros en moyenne.
En furetant sur le net, j'ai découvert les Chromebooks. Des ordinateurs portables de toutes tailles fonctionnant sous système d'exploitation Chrome OS donc sans Windows. Après avoir hésité pendant deux semaines seulement, j'ai commandé le mien : un Acer R13. Mais avant de tout vous dire sur ma bécane, voyons quelques généralités sur les Chromebooks.

LE CHROMEBOOK, l'alternative à Windows et iOS

Tout d'abord il faut savoir qu'un chromebook a besoin d'internet pour vivre et je n'exagère pas. Bien sûr il est possible de travailler dessus hors connexion mais être connecté est quand même bien plus confortable. Pour commencer il vous faut obligatoirement un compte Gmail (Google). Ce sont des ordinateurs qui encouragent à fonctionner en ligne, ils disposent de peu de capacité de stockage (le mien a 64 Go de mémoire). Il faut donc s'habituer à stocker sur de l'externe (clé USB, disque dur externe) ou mieux, sur le Google Drive. C'est un point qui m'a chiffonnée au début et puis je me suis souvenue que finalement, je me sers beaucoup de clés USB que j’emmène partout. En ce qui concerne le Drive, j'étais complètement novice mais je comptais sur Chéri-Chéri - adepte d'iCoud - pour me former. J'ai donc tous mes cours et préparation de classe sur mon Drive et sur ma clé et j'ai programmé une sauvegarde pour tout avoir en double.
Qu'en est-il de mes logiciels habituels de travail : Word, Excel, PowerPoint (le pack Office quoi)etc...?
Le Chromebook, ça ressemble à un téléphone : on y télécharge des applications par le PlayStore. Les  possesseurs de téléphone Android savent de quoi je parle, moi je ne connaissais pas. J'ai donc une application Word, une application Excel. Oui MAIS, ce n'est pas si simple. Pour pouvoir exploiter toutes les fonctions Office, il vous faudra acheter une licence sinon ce sera le minimum syndical : la lecture seule (nul). Vous pouvez aussi utiliser ces logiciels en ligne (ce que je fais) en utilisant une licence Office365. C'est payant, mais bien moins cher que d'acheter le pack Office (ne me parlez pas de logiciels pirate, c'est interdit 😁)
Autre alternative beaucoup plus simple et intuitive si vous n'avez pas peur de bousculer vos habitudes : utiliser les applis Google qui remplacent assez bien leurs équivalentes Windows : Google Docs (pour Word), Google Sheets (pour Excel), Google Slides (PowerPoint). Je commence petit à petit à me faire à ces outils mais il est vrai que c'est toujours plus simple de tout faire sur Office, ne serait-ce que pour envoyer des documents à des personnes qui, à 90%, fonctionnent sous Office.
Certains sites internet ne sont pas encore compatibles avec Chrome OS : je ne peux pas déclarer les salaires de ma nounou sur Pajemploi par exemple (le site le moins ergonomique de France - celles qui savent savent) ni créer ma cuisine Ikea sur leur outil de conception (mais comme on ne va pas changer de cuisine de si tôt hein...).
Pour le "gaming" comme dirait ma binôme de 23 ans, je n'ai pas de retour d'expérience à faire puisque je ne joue pas, ni en ligne ni toute seule. Mais je sais que le PlayStore propose plein de jeux, pour ceux qui aiment ça.
Le Chromebook se met à jour seul et en arrière-plan, vous n'aurez plus les mises à jour à rallonge de Windows. Et cerise sur le gâteau : il s'allume et s'éteint en quelques secondes presque aussi rapidement qu'une télé !
Terminé le fouillis de dossiers et d'icônes sur le bureau : sur un chromebook il n'y a qu'une barre d'outils en bas à gauche. Un menu qui permet d'ouvrir tout ce dont vous avez besoin. A vous de créer votre organisation sur la mémoire interne ou dans le Drive : vous retrouverez tout en naviguant dans l'application Fichiers.
Ma barre d'outils (modifiable)avec juste les applis dont j'ai besoin
Chrome, Mail, Google Docs, Youtube, Playstore, Fichiers
Et mon fond d'écran corporate ;)

Mon Acer R13

Le R13 se replie complètement à l'envers pour être utilisé en tablette

Il existe plusieurs marques qui fabriquent des Chromebooks mais bien moins que de marques de PC. J'ai choisi mon Acer R13 pour plusieurs raisons : sa taille (13,3 pouces), son poids (1,5 kg), son look (châssis en aluminium, extra plat) et sa convertibilité : c'est aussi une tablette et il s'utilise dans différentes positions. Son écran est TACTILE 💓 et c'est absolument canon.


Son prix est évidemment bien plus bas qu'un Mac (moins de 400 euros quand je l'ai acheté).
Après plusieurs mois d'utilisation, à la maison, j'en suis très contente. Il s'allume très très vite et il s'éteint aussi rapidement. Il n'y a rien dessus qui le ralentit et il n'y aura jamais rien.
Une fois mes applis favorites (et quelques jeux pour ma grande fille) installées dessus, je n'ai constaté aucun ralentissement. Encore une fois, ce n'est pas un PC, les mises à jour des applis ne le ralentissent pas. Google le fait évoluer sans que je m'en rende compte. A l'heure où j'écris, il se met surement à jour tout seul, sans me gêner dans ma navigation.
Il est très léger, donc j'ai pu aller à la fac et à l'école en le portant dans un sac sans problème, même enceinte.
Il n'a qu'un seul port USB, c'est un inconvénient que j'ai contourné en achetant un hub avec trois ports. Je peux ainsi brancher une clé USB, la récepteur de ma souris (j'ai beau essayé je ne suis pas à l'aise sans souris) et recharger mon téléphone quand j'en ai besoin. En classe, le troisième port de mon hub me sert à relier mon R13 au vidéoprojecteur et de projeter un tas de choses sur le tableau blanc.
Son autonomie est juste parfaite : je m'en sers une journée entière sans le recharger, ce qui est une caractéristique commune à la majorité des chromebooks.
Le cousin hub (pardon)

Avant de passer au Chromebook...

Selon moi, avant de choisir de vous passer de Windows, posez-vous cette question simple : quelle utilisation ai-je de mon ordinateur ?
~ Si vous êtes souvent sur internet pour surfer, bloguer, jouer un peu
~ Si vous faites beaucoup de traitement de texte, tableur etc
~ Si vous êtes enseignant (e) ou professionnels et que vous utilisez beaucoup d'outils en ligne qui ne nécessitent aucune installation
~ Si vous utilisez Google Drive pour stocker des documents et photos
Alors le Chromebook est fait pour vous incontestablement. Je dirais même que le Chromebook vous SUFFIT. Je me rends compte qu'avant je voulais absolument un ordinateur avec des performances de folie... alors que j'utilise mon ordinateur principalement pour internet et Word (une maîtresse d'école passe beaucoup de temps à faire des montages sur Word pour économiser les copies !). La performance que je recherchais principalement c'est la rapidité et là-dessus le R13 fait le job.
Sans oublier que le téléphone remplit pas mal des fonctions de l'ordinateur et de la tablette aujourd'hui.
Il peut être opportun d'avoir un chromebook comme second ordinateur de la famille (si comme moi votre famille en a deux) afin de garder un peu de Windows dans votre vie en attendant le sevrage !

En bref, je suis ravie de ma nouvelle bécane. Elle me convient parfaitement pour l'utilisation que j'en fais et sa simplicité en fait un excellent ordinateur pour apprendre à ma Boubou de presque 8 ans à s'en servir.

Pour plus d'informations et surtout plus précises et/ou plus techniques :
Test du Acer R13 sur Chromebooklive 

Qu'est-ce qu'un chromebook ? sur Selectos

Et si vous changiez pour un chromebook ? sur la Fnac

samedi 19 janvier 2019

La naissance de Bébé Tanguy

Celui que nous nommerons ici Bébé Tanguy (né un jour de Saint Tanguy et accroché à mon ventre jusqu'au terme, ça ne s'invente pas !) a 2 mois aujourd'hui. Il était grand temps que je respecte enfin la tradition du récit de naissance. Le voyage de Tanguy a commencé le 18 novembre vers 18 heures, deux jours avant terme...

C'est un dimanche, la Boubou n'est pas encore rentrée de week-end et le Grand se prépare à prendre son train pour regagner sa prépa. Au moment de lui faire la bise, je suis prise d'une grosse contraction. Comme d'habitude depuis plusieurs semaines, je prends ça à la rigolade : j'ai déjà eu une fausse alerte quelques jours avant et les contractions, j'en ai depuis longtemps, plus ou moins fortes ou douloureuses sans que le travail ne démarre. D'ailleurs, demain c'est lundi et on doit appeler l'hôpital pour mettre en place le suivi post-terme.
Le Grand quitte la maison en me disant en rigolant "c'est quand je pars que tu vas accoucher !". Jusqu'à 21 heures les contractions durent, se rapprochent et s'intensifient mais je refuse de partir pour l'hôpital, j'ai trop peur d'être déçue. Comprenez-moi, ça faisait des semaines que je n'en pouvais plus de cette grossesse : le régime diabète, le mal de dos, la fatigue, les insomnies... Mon ventre prend une forme bizarre, comme si le bébé s'était déplacé d'un côté.

Mon ventre est clairement de droite
Vers 22h30 je vais me coucher en me disant que j'ai eu raison de ne pas écouter Chéri-Chéri : les contractions se font irrégulières. J'arrive à dormir jusqu'à 1h du matin, en minutant quand même mes contractions qui. Une contraction me réveille mais surtout une grosse envie de faire pipi (comme chaque nuit...). Je me lève avec le ventre plus lourd que d'habitude et sur le seuil de ma chambre, je perds quelques gouttes de liquide rosé. Chéri-Chéri n'a rien vu mais se lève comme s'il avait un pressentiment et à peu de choses près me dit d'arrêter les conneries, on part et maintenant !
Le temps d'aller prévenir notre voisin (devenu notre ami) qui doit venir garder les filles jusqu'à ce que mes beaux-parents arrivent, il se passe quelques minutes et les contractions me font bien mal.
Je descends les escaliers avec la peur d'accoucher à la maison et je vais m'asseoir directement dans la voiture. 
La route se passe bien, mais chaque soubresaut me fait mal. Chéri-Chéri a gagné en expérience depuis la naissance de Petite Fleur : il ne grille aucun feu rouge alors qu'il les avait tous grillés en février 2017 (il était 4h du matin et il n'y avait pas un chat, je précise. Et je criais pas mal de douleur, je le précise aussi. Ah, et c'était un primipare hein).

A l'hôpital, on m'installe dans une salle de pré-travail et j'envoie une flopée de SMS pendant que j'en ai encore le courage, mes intimes savent donc que je suis en mode accouchement. La sage-femme, étudiante, n'arrive pas à mesurer la dilatation à cause de mon col, ce relou, qui est très en arrière. Ça devient désagréable - elle a oublié ses clefs dans mon vagin ou bien ? - elle s'en excuse mais je la laisse faire et je ne manifeste pas grand chose à part des grimaces. 

Interlude explicatif : Je mets TOUJOURS les étudiants (sage-femme, médecin, infirmiers...) en confiance et je dis toujours oui quand on me demande si j'accepte d'être examinée par un étudiant (même pour mes fausses couches). Non pas que j'aime qu'on se fasse la main sur moi, mais je me dis que si personne ne dit oui, elle est où la formation ? Donc, mon étudiante sage-femme a pu découvrir qu'il existe des cols très relous qu'il est difficile d'examiner et elle était contente (oui oui) et moi aussi. Mon col et moi sommes au service des Français, sachez-le. Fin de l'interlude.

Je suis à 4 centimètres, il est 1h30 et on nous emmène en salle de naissance et on me propose la péridurale. Si tu n'as jamais lu mon ancien blog, tu ne le sais peut-être pas mais la péridurale je n'en ai jamais voulu. Je l'explique à la sage-femme qui est étonnée que je l'ai fait 4 fois et qui flatte mon "courage". En fait il n'y a aucun courage, c'est juste que je préfère avoir mal que me faire transpercer le dos par une aiguille (j'ai vécu une ponction lombaire traumatisante, du coup c'est no way les piquouses dans le dos). Ça n'est pas la même salle que pour Petite Fleur, pas de baignoire (et tant mieux parce que j'ai idéalisé très longtemps cet équipement et je n'y étais pas bien du tout pour Petite Fleur).  On me balance encore la litanie du "ça va aller très vite c'est un quatrième !". Et je prends donc le temps de raconter entre deux contractions que mon accouchement le plus long a été le troisième. 
Chéri-Chéri (dont le surnom est le Blond) prend les choses en main. Mon mec est le meilleur élève de la sage-femme, il a tout appris par cœur : souffler pendant la contraction sans se raidir, prendre chaque contraction comme une vague, pousser en expirant (et pas en bloquant !) quand il faut. Il me coache donc très bien pendant qu'on me pose le monitoring. Je demande tout de suite quand je serai débarrassée du monito pour pouvoir me lever. Je veux marcher pour aider mon bébé à descendre. On me répond 20 minutes le temps de vérifier que Bébé se porte bien et supporte bien le travail.

Je peux enfin me lever. Nous marchons doucement tous les deux dans les couloirs, en essayant de ne pas réveiller les sage-femmes qui dorment dans le poste de garde. J'ai très mal, vraiment très mal mais je gère. Ça se passe comme je veux, quasiment comme la dernière fois. J'écoute mon corps, je chante ou je pousse des "ouuuuuuuuuh" très longs quand ça fait trop mal. 
Nous marchons et nous marchons encore. Je m'agrippe à mon amour quand c'est insoutenable pour lui donner un peu de la contraction. Parfois ça marche...et parfois non.
Au bout d'une heure, je n'ai plus envie de marcher, mon corps me dit de retourner en salle de naissance. On me réexamine, 6 centimètres. J'ai peur que le travail stagne.

Chéri-Chéri m'aide à faire un peu de ballon, nous refaisons tous nos exercices habituels mais très peu de temps. Quelque chose se passe dans mon corps et il faut que je m'allonge. Je n'arrive pas à trouver de position confortable sur le lit d'accouchement et je souffre de plus en plus. Ou plutôt, j'ai de plus en plus mal (faire la différence entre souffrance et douleur fait partie de la préparation avec ma sage-femme et ça m'aide).
A un moment donné je demande à Chéri-Chéri de me dire quoi faire. Enfin je ne demande pas, je crie "Mais dis-moi quoi faire !!!!" Exactement comme lors de la naissance de notre fille. Il me dit de respirer, de bien respirer. Il m'énerve et deux minutes plus tard je le trouve merveilleux de m'aider comme ça. Mais il m'énerve, il est zen et je voudrais qu'il s'inquiète un peu. Et puis après je le trouve inquiet. Donc ça m'inquiète. Je l'aime, mais il m'énerve.

Interlude explicatif : Chéri-Chéri est surnommé le Blond (il faudra que j'en fasse un billet) et ça n'est pas pour rien. Il a des ressemblances avec le Blond du sketch de Gad ElMaleh. Il fait tout de manière très carrée : organisation des vacances, trajet optimisé pour partir en week-end, études de marché sur les équipements de puériculture, choix de siège auto en mode Sécurange, prise de notes des cours de respiration de la sage-femme...
C'est merveilleux et très agaçant quand on accouche. Parce que les sage-femmes le trouvent super. surtout quand il dit "pousse sur l'expire ma Beauté, c'est bien. Reprends de l'air, c'est super !". Alors que bon hein, c'est moi qui fait le taf quand même. Fin de l'interlude.

Le Blond ❤
Nous continuons à gérer ensemble, la sage-femme entre de temps en temps voir si tout va bien, et surveiller une ou deux fois la dilatation. Je suis allongée sur le côté, je suis bien comme ça. Je supporte mieux les contractions. Je repense à la naissance de ma Boubou sept ans plus tôt, sur le côté aussi.
Je sens le bébé qui descend dans mon bassin, et je sens que ça pousse. J'envoie mon Amoureux chercher de l'aide, j'ai peur. Vite, vite, vite. Je sens que je vais accoucher seule. La douleur me rend irrationnelle, je n'arrive plus à chanter pour me concentrer, je n'arrive plus à rien.
La sage-femme arrive et m'examine. Elle m'annonce que non, je ne vais pas accoucher dans la minute. Je ne suis qu'à 7/8 centimètres, il reste du col et le bébé est encore un peu haut. J'en ai sans doute pour encore une bonne heure avant la poussée. Je n'ai toujours pas perdu les eaux. J'ai mal, mal, mal.
Elle nous laisse à nouveau seuls et j'apprécie tout en ayant peur. On reste encore tous les deux, à gérer quelques contractions. C'est insupportable, je ne sais pas vraiment comment le décrire. J'ai l'impression que mon corps ne m'obéit plus et c'est vraiment ça qui se passe : mon fils descend, mon corps l'aide tant qu'il peut mais je ne suis plus maîtresse de rien. La sage-femme me propose un masque avec du gaz pour me soulager un peu. J'ai peur et je demande si ça va droguer mon bébé mais non. Ça ne me soulage pas mais ça m'aide à me concentrer sur ma respiration.

Il s'est passé moins de dix minutes je pense quand je ressens encore l'envie de pousser, violente l'envie. J'envoie à nouveau Chéri-Chéri. Vite, vite, vite. Je me fais encore plus pressante et il sent que c'est maintenant.
La sage-femme qu'il trouve dans le couloir n'est pas celle qui s'occupe de nous depuis notre arrivée. Tant pis. Elle me dit qu'elle s'appelle Hélène, elle porte des lunettes. Elle me caresse une jambe avant de mettre ses gants et elle sourit. Je lui réponds que je ne vais pas y arriver, c'est sûr je ne vais pas y arriver. Elle m'assure que si et je sais qu'elle a raison mais là, mon cerveau est débranché et en détresse. Elle m'examine et je perds les eaux.
Je n'en ai pas pour une heure en fait, je vais accoucher. Tout va très vite, il faut faire vite. Elle est seule avec nous et ne peut pas me laisser parce que le bébé arrive. Je suis tétanisée par la douleur, toujours sur le côté. Je la presse, vite, vite il arrive, je sens qu'il arrive.
Elle est concentrée mais pas paniquée alors que dans cet hôpital elles ne sont jamais seules en salle de naissance, toujours accompagnée d'une étudiante et d'une auxiliaire de puériculture. Elle n'envoie pas Chéri-Chéri chercher de l'aide parce que, je le saurai plus tard, elle ne veut pas que je sois seule.
Elle me demande si je veux rester comme ça, sur le côté. Oui, c'est ce que je veux.

Il est temps de pousser. Je regarde par la fenêtre et je vois quelque chose. Une vision d'un ami qui me sourit et me dit que c'est maintenant. Je le vois deux fois, c'est flippant.
Je prends de l'air et je pousse en expirant, mon amoureux me tient la main et m'encourage. Je me répète comme un mantra de pousser sur l'expire. J'appelle mon bébé par son prénom, je dis qu'on va y arriver.
Je pousse, je pousse. Je ne sais pas combien de fois je pousse. C'est puissant et animal. Les contractions cessent de me faire mal. L'autre sensation désagréable commence, l'impression que "ça" ne passera jamais, que ça va craquer.
Encore une fois. Je pousse et le petit sort de moi, avec ce qui reste de liquide amniotique et il y en beaucoup. Avant même de voir mon bébé, c'est la sensation furtive d'avoir les fesses dans l'eau qui me passe dans la tête ! Il est 4h57, l'horloge est en face de moi et je le dis tout haut "il est né à 4h57".
Et il est là. Je le vois tout petit alors qu'on m'annonçait un gros bébé. La sage-femme le pose sur ma poitrine. Je pleure et je le caresse, Chéri-Chéri le caresse aussi. Il a poussé un unique petit cri de chat, comme son frère et ses sœurs puis plus rien. Il a les yeux grands ouverts et me regarde. On lui met un petit bonnet. Il est tout blanc, tout rose. Il a de bonnes joues et des ongles très très longs.
Je l'embrasse, je l'appelle par son prénom, je l'embrasse.
Comme nous le voulions, c'est moi qui coupe le cordon ombilical. Je ne vois presque pas ce que je fais et je coupe. Je m'y prends à deux reprises et c'est fait, nous ne sommes plus reliés.
Je regarde mon chéri, on a réussi tous les deux pour la seconde fois ensemble, à mettre au monde un bébé. C'est sans doute la dernière fois. Je regarde Bébé Tanguy, il est tellement beau, sa petite bouille si ronde. Il sent bon le nouveau-né, cette odeur de pâte à gâteau qui m'avait saisie chez Petite Fleur.
Mon deuxième garçon est né le lundi 19 novembre à 4h57, il est tout contre moi, la main dans celle de son père...

Mon "tout petit bébé" pèse 4,082 kg et mesure 51 centimètres. Je ne voulais pas de gros bébé, je l'ai répété tant de fois quand j'étais enceinte... Comme on est bête quand on en a marre. Bébé Tanguy est parfait. Nous sommes heureux et soulagés. Le bonheur.

Après les choses se sont corsées. Mais je vous raconterai ça plus tard...

On n'est pas bien là ?

jeudi 15 novembre 2018

Le projet Maison de poupée #1

Il y a longtemps que ma Boubou, 7 ans (et pas toutes ses dents) me réclame une maison pour ses poupées Barbie, Reine des Neiges et leurs collègues. Puis cette envie s'est muée en envie de maison pour ses Sylvanians. Elle s'est prise de passion pour ces petites figurines et je prends plaisir à lui en chiner en brocante (d'ailleurs si tu as un ado qui n'en veut plus hein, je prends !).

Je me suis mise en tête (lubie de femme enceinte) de lui trouver une maison de poupée à retaper. J'avais été inspirée et bluffée par la belle maison retapée par Marjoliemaman et je voulais faire pareil : quelque chose de personnalisée pour ma poupette qui le vaut bien. J'ai fait pas mal de brocante en septembre/octobre mais je n'ai pas trouvé la maison qui avait pris forme dans mon esprit : en bois, sale et grande. Sur Le Bon Coin, j'ai trouvé tout et n'importe quoi et surtout très loin. Comme j'étais officiellement en menace d'accouchement prématuré, j'avais interdiction de faire des kilomètres en voiture (NB : j'arrive à terme, comme quoi la MAP hein...).
J'ai failli me rabattre sur une étagère-bibliothèque toute faite mais j'ai persévéré...

Et finalement, j'ai trouvé mon bonheur à quelques kilomètres de la maison. Chéri-Chéri, qui connait mes lubies de fin de grossesse, m'a accompagné chercher ma merveille et heureusement, parce que c'était LA maison de poupée. En bois, un peu sale et ENORME.

L'annonce sur le bon coin
Munis de notre énorme voiture (et heureusement), nous sommes allés récupérer la bête. Ça rentrait limite, on a dû baisser tous les sièges à l'arrière. Heureusement pour nous, on est tombé sur un monsieur super gentil qui nous a bien aidés et qui en plus nous a donné des petits extras (le frigo Barbie, le miroir, le fauteuil...). Il avait lui-même acheté cette maison à un vieux monsieur qui l'avait fabriquée de ses mains pour sa petite-fille.

La bête dans la voiture
Une fois ramenée à la maison, j'ai commencé par le commencement et enlevé toutes les petites "fantaisies" qui avait été ajoutées par les petites propriétaires précédentes. Autant vous dire qu'il y a du boulot : arracher les papiers peints, enlever les petites décos, les rideaux de perles un peu kitsch...

La famille Sylvanians n'aime pas trop la déco



Petite Fleur (qui aimerait bien squatter la maison)

Les prochaines étapes : tout repeindre en blanc pour repartir sur des bases saines et propres et "habiller" le toit. J'ai trouvé une super idée sur internet, ça va être canon ! Enfin j'espère.
Mais pour l'heure, je fais une pause, le temps pour moi de mettre au monde mon petit garçon (et d'émerger !).
Enfin, quand il aura décidé de nous rejoindre (le terme c'est le 20 😏)







jeudi 25 octobre 2018

La dernière ligne droite

J'y suis enfin. Mon dernier mois de grossesse. En 2017, j'écrivais ce billet que je pourrais quasiment réécrire au mot près. Sauf que c'est un garçon que j'attends, un gros garçon qui reste au chaud et me laboure quotidiennement les entrailles (bon appétit).

Il est bizarre ce dernier mois. Le monde entier te répète "profite ! Ce dernier mois en osmose avec ton bébé". J'ai juste envie de répondre "ta gueule".
Elle est où l'osmose quand il te faut 7 minutes pour descendre de ton lit pour un (des) pipi nocturne ? Elle est où l'osmose quand, certes, tu sens bouger ton enfant (ta chair, ton sang) dans ton ventre (preuve incontestable qu'il va bien) mais que tu as l'impression qu'il va te sortir soit par la bouche, soit par les fesses ?
Et les contractions (dites de Braxton-Hicks, parce que ces catins ont un nom), qui te serrent le ventre, te coupent le souffle mais SANS TE FAIRE MAL. Donc sans provoquer de travail. Alors oui hein, on sait qu'elles "préparent" le truc mais elles fatiguent aussi.
L'osmose dont tout le monde parle c'est peut-être quand tu as la sensation d'avoir fissuré la poche des eaux mais que, non, pas du tout, c'est juste une fuite urinaire ❤.
J'ai oublié de parler de mon look, un super look de femme enceinte de la tête aux chevilles. Parce qu'aux pieds je ne peux porter que mes chaussures de running (celle que ma copine Marinette adoooore). Il n'y a que dedans que je me sens à l'aise. Alors robe et baskets, legging et baskets...

Même le poney retraité du centre équestre a pitié de moi
Alors je veux bien profiter, mais je vous le dis moi : j'ai envie d'accoucher ! Hier c'était la pleine lune et...rien.
Alors j'attends. Je parle à mon petit garçon, mon Ultime et je lui demande de faire un effort de l'intérieur. Je ne sais pas, il peut sans doute percer le machin avec un bout d'ongle non ?

Notre sage-femme (je dis notre parce que Chéri-Chéri est son meilleur élève) nous conseille les câlins, le fameux déclenchement à l'italienne, vous voyez ?
Alors bon, nous sommes amoureux comme des fous donc bon, ma foi... Sauf que. Avec la sciatique, le ventre qui pèse... ça reste merveilleux (pluie de paillettes, orgasmes enchantés parfum licorne...), mais ça ressemble à un porno à mobilité réduite (pardon mon Amour).
Vous savez, façon première fois : "Attends, non, là je suis mal placée. Je vais caler mon coussin d'allaitement ça ira mieux. Aie, mes cheveux. Attends, je crois que j'ai une contraction".
Du coup, je fais aussi des exercices sur le ballon. Je suis trop glamour les jambes écartées sur mon ballon jaune. Je fais des cercles, je rebondis. Et je me relève. En 7 minutes.

Baleine sur ballon jaune


Voilà, voilà. Un bonheur le dernier mois je vous dis. Alors je sais hein, il est rentré ce bébé donc il finira bien par sortir. J'aimerais juste qu'on ne l'aide pas (s'il n'arrive pas vite, on me déclenchera et pitié non...) et qu'il ne soit pas trop gros. J'ai très peur pour mon fri-fri vous comprenez, il pourrait encore servir pour d'autres trucs.

Et puis j'ai envie de te voir mon Ultime bébé, mon deuxième garçon, dix-huit ans après le premier. Voir ta bouille et tes petites mains fripées, te nourrir et te sentir apaisé dans mes bras... en avoir marre des nuits hâchées et pleurer d'émotion quand tu perdras ton bout de cordon...
Alors viens vite mon bébé.


P.S : Je ne suis pas active du tout sur facebook mais vous pouvez me trouver sur Instagram, que j'aime de plus en plus (je deviens accro en fait). Cherchez Instananette 😊


jeudi 6 septembre 2018

Nos rentrées des classes

Aujourd'hui c'est mercredi et je trouve enfin le temps de me poser pour : souffler, me reposer, écrire ici et faire le point sur ces deux jours de rentrée.

J'ai fait ma pré-rentrée avant toutes les pré-rentrées, le 27 août. Au menu, des conférences avec les grands pontes de l'Education Nationale pendant deux jours (loin de la maison sinon c'est pas drôle), une journée à rencontrer nos tuteurs de stage, un jeudi entier à la fac (département ESPE - Ecole Supérieur de l'Enseignement et de l'Education) et enfin le vendredi, la "vraie" pré-rentrée dans nos écoles.

Lundi 3 a été mon saut dans le grand bain ! 26 petites âmes de CE2 ont pris place dans ma classe. J'ai assuré ma rentrée seule puisque le lundi et le mardi sont mes jours de charge de classe (jeudi et vendredi je serai à mon tour observatrice de ma binôme). Ça s'est passé... comme une rentrée ! J'avais tellement de paperasse à distribuer que j'ai dû découper cette corvée en plusieurs fois. Il ne m'a fallu qu'une petite journée pour mémoriser les prénoms de chacun. Je les trouve tous adorables et attachants mais quelle énergie ! Deux mois sans se voir, ils en avaient des choses à se dire. Et des stylos et feutres fluos à se montrer...

Ma classe (la classe !)

Ce fut une rentrée atypique puisque je n'ai pas pu accompagner ma Boubou pour sa rentrée de CE1. C'était la première fois et heureusement que j'ai été bien occupée par ma propre rentrée. De son côté, Petite Fleur faisait également sa rentrée chez la nounou, plutôt bien vécue même si elle refuse de manger quoi que ce soit là-bas pour l'instant.
Quant au Grand, sa rentrée se passe maintenant, nous aurons donc des nouvelles plus tard (ou pas puisque sa spécialité est justement de ne pas donner de nouvelles - le chameau).

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que Numéro 4, l'Ultime, sera parmi nous en novembre. Il a fait sa rentrée bien au chaud dans mon ventre et s'est fait remarquer par de nombreuses contractions. J'arrête le travail le 16 octobre... si je tiens jusque là !

C'est un garçon !

samedi 14 juillet 2018

Un an déjà ?

Un an déjà depuis mon dernier article sur ce blog fantôme ! Ce n'est pas que je n'avais rien à dire mais plutôt que je manquais de temps pour écrire. Ça m'a manqué. Il s'en est passé des choses dans nos vies depuis !
Nous nous étions quittés sur notre départ en Guadeloupe ? Que dire de ces vacances ? Qu'elles étaient belles et intenses et qu'elles me consolent un peu d'en prendre très peu cet été.

J'ai passé une belle année (scolaire) dans un collège au sein d'une classe de sixième. Un contrat mi-temps auprès d'élèves à troubles "dys" pour me permettre d'avoir un pied dans le corps de métier auquel j'aspirais.
J'ai pu préparer sereinement (ahahaha) mon concours de professeur des écoles et je l'ai eu, avec des notes pas trop mal et certaines carrément canon. L'année prochaine, j'aurai donc une classe de CE2 a mi-temps : 2 jours de classe et 2 jours à la fac. J'ai vu mon école, rencontré mes collègues et bien évidemment j'ai peur. Donc tout va bien !

La Boubou, 7 ans et pas toutes ses dents, a parfaitement réussi son CP. Comme pour son frère, j'ai été émue de la voir apprendre à lire et surtout de la voir aimer lire.
Son année de poney a été fructueuse aussi et elle passera son galop 1 l'année prochaine.

Et le Grand alors ? Le voilà bachelier. Mention Bien. Avec un 20/20 en économie qui le rend fier et vantard comme tout. Je vous dirais bien qu'on se fout de la mention mais ce serait mentir. J'ai pleuré comme une madeleine, pesté contre l'épreuve de français de l'an dernier qui lui fait louper la mention très bien à 0,45 point près, et salué ses notes canonissimes dans les autres matières.
Peu de temps avant, nous avons découvert Parcour'sup et en avons pensé bien des choses que jamais ne dirai puisque j'aime mon nouveau ministère de tutelle et mon ministre. Hum.

Ma Petite Fleur a maintenant 17 mois. Elle est toute petite et s'est décidée à marcher à 15 mois. C'est toujours la plus casse-cou de mes petits. Côté bronzage, elle tient plutôt de son père et comme ceux de sa sœur, ses cheveux blondissent de plus en plus. Elle a un sacré caractère mais nous avons passé la période des nuits pourries depuis plusieurs mois pour notre plus grand bonheur.

Chéri-Chéri est toujours égal à lui-même : très amoureux et très chiant quand il est fatigué. Un accident de la route (sans gravité) l'a tenu éloigné du travail et vous savez quoi ? J'ai pas aimé l'avoir à la maison au début, surtout diminué par un cou et une épaule douloureux. Mais ça va mieux et il retrouvera le chemin du bureau en septembre.

Notre premier semestre 2018 a été riche en bonnes nouvelles et l'année nous en réserve de plus belles encore j'en suis sure. Promis, promis, promis, j'essaierai de venir vous raconter tout ça un peu plus souvent !

P.S : Merci à Carole, lectrice de la première heure de mon ancien blog qui par un gentil mail m'a demandé de revenir écrire par ici. "Mais si t'as du temps, PRENDS LE !"

mercredi 26 juillet 2017

Pêle-mêle : Juin-juillet 2017

Juin et juillet ont passé et passent à la vitesse de la lumière... Avec toujours en vue, comme une promesse, notre départ en Guadeloupe. Plus qu'une semaine !
Tous les membres de la famille ont eu leurs petites échéances de fin d'année et, ma foi, nous sommes fatigués mais IMPATIENTS !

* Il y a déjà trois semaines, c'était déjà le dernier jour d'école pour la Boubou. Derniers jours en maternelle... Nous avons dit au revoir à une instit super, tellement souriante et pêchue qu'elle va beaucoup nous manquer. Nous l'avons outrageusement gâtée !
Avant de partir en vacances avec son papa, ma Boubou a fait le plein de câlins et a dit adieu à Sansa et Shaé, nos deux petits chatons en famille d'accueil.
Grâce à la magie de WhatsApp (et ses appels vidéos gratos), j'ai eu de ses nouvelles et l'ai découverte bronzée, encore plus blond (merci le soleil) et fatiguée. Pour la première fois depuis 4 ans, elle a fondu en larmes et j'ai dû ravaler les miennes pour la calmer. Nous la retrouverons très très bientôt pour un saut de puce direction Orly !


Ceci est un activateur d'ovulation, prenez garde !
* Mon Grand, mon garçon... Notre complicité retrouvée me fait un bien fou, vous n'imaginez pas à quel point. Il a eu un très court passage à vide dû à ses notes de français : 11 à l'écrit et 12 à l'oral alors qu'il pensait avoir cartonné. La pilule a été dure à avaler. Son 15 en sciences (il passe cette épreuve aussi cette année) et les 20 points d'avance n'ont rien changé. 
Après plusieurs déconvenues, il a finalement trouvé un petit boulot grâce au père de Chéri-chéri. Si vous croisez un grand métis dans les rues de Courbevoie, en train de coller des étiquettes sur les horodateurs, n'hésitez pas à le saluer ! Il fera son grand retour chez nous vendredi pour la mission bagage et ménage (il est ravi) avant le grand départ.

* Après bien des péripéties, j'ai repris la route avec Petite Fleur pour aller récupérer les papiers d'identité des filles. Il a fait moins chaud cette fois mais les deux nuits chez Mamie m'ont épuisée. Petite Fleur ne supportant que très peu de temps son lit parapluie, j'ai dû la prendre avec moi. Quel est le souci me direz-vous ? Les lits à la campagne sont de vieux nanars de 1,20 mètre de large. Avec un bébé qui aime gigoter et se retourner en dormant, c'était sportif et éreintant. Mais j'ai passé trois jours agréables avec la grand-mère de Chéri-chéri dont je suis de plus en plus proche. J'aime être avec cette femme qui a une mémoire prodigieuse de tout ce qu'elle a vécu, enfant, pendant la guerre... Nous avons papoté, jardiné, calmé le bébé ensemble, du bonheur sous le ciel (un peu gris) angevin.
Youhouuuuuuuu !
* C'est officiel ! J'ai retrouvé du boulot ! Je pourrai y aller à pied et je ne bosserai qu'à mi-temps. Un sacrifice financier qui n'en est pas un puisque j'aurai du temps pour travailler de la maison (et donc avoir un complément de salaire) et du temps pour mes enfants. Du temps aussi pour préparer et passer un concours qui me tient à cœur... 

* Et Petite Fleur alors ? Elle pousse, elle pousse. 5 mois, 6 petits kilos. C'est mon enfant la plus tonique : à trois mois elle se retournait déjà et maintenant on la retrouve en travers ou en sens inverse dans son lit. De quoi faire taire tout le monde : elle dort sur le ventre et c'est elle qui désormais choisit sa position.
J'ai visité deux crèches en vue de ma prise de poste (dont la date n'est pas fixée). La première est privée et (très) chère. Comme c'est une micro-crèche, donc nous aurions droit à une aide de la CAF mais la part à notre charge reste très élevée... Le fait que les repas des enfants soient des plats préparés TOUS LES JOURS a mis fin à ma réflexion. Je ne juge pas et je n'ai rien contre en dépannage mais des Blédichef tous les jours et bien...NON.
La seconde est une crèche parentale à laquelle nous n'étions pas éligible car elle n'est pas dans notre commune... c'était mal connaître ma persévérance ! Nous avons assisté à une réunion d'information qui nous a séduits. Des repas préparés chaque jour à partir de produits frais, un espace extérieur, une petite structure de 16 berceaux (8 grands et 8 bébés)... Hier, j'ai été reçue par la responsable et cette semaine sera décisive puisque nous sommes deux familles encore en lice pour une seule place. S'il vous plait, croisez les doigts pour nous. Le seul point noir : la responsable n'a pas été très enthousiaste quand j'ai demandé à apporter mon lait... Je vous tiens au courant (sinon vous avez la page facebook du blog où je papote parfois !).
Bribe de sommeil angevin...
 

* Je prépare la diversification de Petite Fleur. J'ai acheté plein de légumes bio lors de mon séjour à Angers (c'est tellement moins cher en Province !) et j'ai congelé plein de bonnes purées. On commencera en Guadeloupe tranquillement mais ce timing m'effraie un peu... En 2012, la Boubou avait un an pendant notre voyage et elle n'a RIEN mangé d'autre les tétées durant les 17 jours de notre séjour. La chaleur ? Le décalage horaire ? Je n'en sais rien, mais elle n'a pas perdu de poids et se portait comme un charme. Si c'est également le cas pour Petite Fleur, nous irons à son rythme et on commencera en septembre !
Grâce aux ventes privées, j'ai acheté plein de contenants en verre qui feront office de petits pots et sont plus adaptées pour les passages au micro-onde.
En vert des boites Luminarc, le reste, Glasslock
Plus qu'une semaine et nous serons enfin en vacances. ✈✈✈ Je vous ai dit qu'on partait en Guadeloupe ? En famille, tous ensemble !

Mes Trois Fantastiques ♥