lundi 16 mars 2015

L'Adoption du Gros Russe

 Je n'ai (presque) pas blogué en 2014. Pourtant, il s'est passé plein de trucs dans notre vie. 
En septembre par exemple...

Après huit mois dans notre nouveau chez nous, on s'est dit que c'était le moment. J'en avais toujours rêvé, les enfants aussi.
Alors on (enfin surtout moi), a décidé de se lancer et d'adopter. Vaguement meurtris par le décès brutal de Ramsès le chat dans notre ancienne vie, la décision fut prise néanmoins d'adopter... UN CHIEN. 

Les enfants et moi n'étions pas les seuls décisionnaires (mais ça c'est une autre histoire...), mais très vite, nous avons choisi une race de chien.
J'ai surtout choisi de ne pas acheter de chiot et d'adopter en refuge. Par conviction personnelle et parce que je souhaitais adopter un chien plus âgé, faute de temps pour éduquer un chiot.

La recherche du Chien a été courte. Nous avons tous flashé sur une femelle de 5 ans, à la SPA de Chamarande. Hélas, au moment où j'allais prendre une demi-journée pour aller la chercher...elle a été adoptée. Premier arrivé, premier servi. Et c'est bien normal, elle était superbe et si cette adoption rapide lui a permis de rester moins longtemps en cage, alors banco pour la jolie toutou.

Cet après-midi là, j'ai encore cherché. Et je l'ai vu. Il avait tout juste un an. C'était juste une photo au départ, mais je ne sais pas pourquoi, je me suis dit que c'était lui. Il avait un nom russe que je me suis promis de changer. Mon gros Russe (mais chinois de par sa race).
Il était en refuge à la Ligue de Protection des Animaux de Lille. C'est donc là-bas que nous sommes allés le chercher. C'était le week-end de la Braderie, le 6 septembre dernier.
LPA, SPA, Associations... (message subliminal militant)

En entrant dans le refuge, j'ai eu le coeur serré. Beaucoup, beaucoup de chiens et de chats, abandonnés. Dans la rue pour la plupart. L'être humain est tout de même un gros bâtard parfois non ?

Nous sommes allés sortir le Gros Russe de sa cage avec la bénévole qui en a profité pour nous raconter son histoire. Né fin octobre, le Gros Russe a été acheté dans un élévage et offert comme cadeau de Noël. Passés les premiers mois à s'extasier sur ses plis et sa bouille de nounours, ses maîtres se sont rendus compte qu'un chien (qui plus est de cette race) ça rime avec sorties, bouffe de qualité, éducation et soins vétérinaires. Alors exit le Gros Russe, abandonné en plein centre-ville lillois en plein été... Quelques semaines d'errance, la fourrière puis le refuge. Telle a été sa vie pendant deux mois à notre Russe.

Il était d'une puanteur assez incroyable à dire vrai. Quand la bénévole nous a dit d'éviter de le laver avant une semaine (il venait d'être castré me matin même), j'ai cru que j'allais m'évanouir (mais c'était surement l'odeur qui m'est montée au cerveau).
Son poil était gras et sale, il avait visiblement un souci de peau (mais nous étions au courant) et tirait comme un âne sur sa laisse, manquant de m'arracher un bras. La scène de câlinade à laquelle je m'attendais n'a pas eu lieu. J'ai déchanté. Cette odeur épouvantable était-elle chronique ?
Le trajet Lille-Banlieue sur Seine a été épique (je vous passe la galère du montage de chien dans la bagnole, mon dos s'en souvient encore).

Après quelques jours à la maison, avec une alimentation chère saine, des bilans chez une super véto et plein plein d'amour, le Gros Russe est devenu un shar pei superbe. Ses soucis de peau sont un lointain souvenir, son otite géante et ses entropions aux yeux aussi. Comme tous les membres de la famille, il a sa carte d'identité et sa carte de mutuelle (un choix dont je me félicite).
Nous lui avons donné les bases d'une bonne éducation, mais il a gardé son caractère têtu et c'est le chien le plus gourmand du monde. Il a aussi gardé son nom. C'était tout lu ce nom.
Les promenades avec lui sont une occasion de plus pour les gens de nous dire à quel point il est beau ou à quel point il est moche. Une occasion pour moi d'apprendre à ne pas leur demander de la boucler avant de se prendre un coup de laisse. Chacun ses goûts.
Le Gros Russe ne grogne jamais, donc je ne grogne pas non plus. Il est d'une patience sans limite avec la Petite et n'a plus du tout d'angoisses d'abandon.
Sans doute parce qu'il sait que nous ne l'abandonnerons jamais.
C'est notre chien.

Le Gros Russe aime dormir de façon chelou

6 commentaires:

  1. Les entropions. Je ne sais pas ce qui me retient de faire une recherche google image.

    RépondreSupprimer
  2. moooh j'adore :)
    heureuse pour lui et votre famille :D

    RépondreSupprimer
  3. Ahahaha moi je suis allée voir les entropions, je pensais aux plis du cul comme fesse fouillie qui est moins vulgaire que moi (à part en direct) mais en fait non. Bienvenue le iench !

    RépondreSupprimer
  4. Poulette Dodue16 mars 2015 à 22:01

    Le Gros Russe est un sacré veinard de vous avoir rencontré !

    RépondreSupprimer
  5. Un bien joli billet :)
    Je sens qu'il va avoir tout plein d'amour avec vous le gros Russe :)

    RépondreSupprimer