lundi 12 septembre 2016

J'peux pas, j'ai poney (ou presque)

La rentrée avait super bien commencé pourtant. Une nouvelle école pour ma fille, certes, mais en face de chez nous. Une nouvelle rentrée "sans" mon fils, certes, mais des relations apaisées, la presque fin de cette petite rancœur à deux balles que je ressentais. 

Et puis, nous avons décidé qu'il était grand temps pour la Fève (aka Boucles d'Or, aka "Boubou" - on a les surnoms que l'on mérite), de pratiquer un sport. Direction le forum des associations, ou plutôt la foire aux assos : toute la ville dans un gymnase bondé.
Notre Boubou nationale savait déjà qu'elle voulait faire du poney et/ou de la gym. Ça tombe bien, y'a tout ça dans notre ville. Gym...le samedi. Poney le mercredi OU le samedi OU le dimanche.

Parfait me direz-vous. Sauf que l'espace d'une seconde j'ai zappé les "un week-ends sur deux" et "un mercredi sur deux". Fuck. Damned.
Nous sommes quand même allés faire les séances d'essai ce samedi, histoire de voir si la petiote accroche bien avant de lancer la négo obligatoire pour les familles décomposées.
Ça n'a pas loupé. Onze kilomètres nous sépare du domicile paternel, mais, ceux qui connaissent The Banlieue Parisienne (ok Paris c'est plus pire), savent que 11 km = 40 putain de minutes.

La négo a tourné en jus de boudin. Fallait-il oui ou non ajouter encore un peu de temps de trajet en voiture le mercredi midi pour une petite heure de poney ? Et QUI allait donc faire ces foutus trajets ? Fallait-il payer une année entière de cours (pas donné le poney) pour qu'elle y aille seulement une fois sur deux (donc qu'elle ne progresse pas et ne crée pas de liens amicaux et ponesques) ? Ou encore, fallait-il l'inscrire dans DEUX clubs équestres différents chez Lui et chez moi (avec les mêmes inconvénients que le cours une fois sur deux) ?
A cause de ses petites catins vicieuses qu'on appelle Hormones, je me suis mise à chialer. Comprenez-moi : c'est comme si ma mission de mère en 2017 était de coller cette enfant sur un cheval. Coûte que coûte. Je crois que les raisons de l'Ex et les miennes étaient tout à fait justifiées (enfin, comme c'est mon blog, je vous demande d'être de mon côté), mais je pense être celle qui a gueulé le plus fort, ruinant trois années d'effort post-divorce pour établir des liens apaisés.
Mon poney, ma bataille (pardon)
 Évidemment, cette foutue culpabilité est revenue en force : c'est ta faute, ce sont tes choix, ta fille ne sera JAMAIS championne olympique d'équitation et encore moins de gym ou de quoi que ce soit. J'en rigole hein, mais ça m'a fait et me fera toujours une petite boule un peu dégueu au fond de la gorge...

Bref, ma mission de mère de 2017 sera finalement de trouver un club de gym ou de poney avec des séances en semaines. Vous me souhaitez bon courage ?

3 commentaires:

  1. 11 km c'est pas le bout du monde, le papa peu s 'arranger pour l amener a son cours de poney ou gym quand il l'a, c'est pas trop complique

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