lundi 28 novembre 2016

Six mois sans doigts

Pour mes deux précédentes grossesses, j'ai été suivie en clinique privée (rose et jolie) et dans un hôpital public (vieux et pas très beau).
Les deux fois, je ne me suis pas posée la question de la surmédicalisation de la grossesse, des examens superflus etc... Et pour les suites de couches, c'est pareil. J'ai aimé mes deux séjours à la maternité, le premier en chambre individuelle et le second avec une jeune femme dont le bébé dormait une minute après l'absorption du biberon (la honte quand ta gamine ne dort jamais).
Quant aux examens, je ne les ai jamais trouvés "de trop", au vu des petits pépins que j'ai pu avoir les deux fois. Les hôpitaux ne me mettent pas mal à l'aise et je le vis à chaque fois comme un rendez-vous avec mon enfant. Et avec la balance (cette grosse catin menteuse).

Cette fois, je suis "inscrite" à la maternité mais suivie (de près, à cause de deux accidents avant) par une sage-femme "de ville", qui elle, communique avec la maternité puisque je suis classée "à risque" (petit le risque).
Ma sage-femme est sympa et adore parler de bouffe, tout en me faisant la guerre pour les kilos (c'est le seul point qui me dérange vraiment chez elle, mais j'en reparlerai). Elle est hyper vigilante sur ma tension qui a tendance à grimper, sur mes kilos donc, qui arrivent par deux, sur mon placenta qui doit bien faire son boulot sinon gare mais elle ne "m'examine" jamais.
Et ouais, pas de doigt. Ni un, ni deux. En six mois, aucun tâtage de col. Et je dois dire que je trouve ça pas mal.

Ceci dit, je pense avec une nostalgie gênée à mon Dr Turc, qui, alors que j'étais enceinte de 6 mois de ma Boubou, avait grimacé en m'examinant et avait prononcé ces phrases inoubliables :

"Vous êtes très constipée non ? Ah oui, là vous êtes très très constipée !".

Je me refuse aujourd'hui à penser à ce qu'il a senti ce jour-là. J'ai mangé mes fibres et avalé un sachet de Forlax tous les matins en ne pensant qu'à mon bébé et pas à mes quelques crottes coincées là où un index vicieux a pu les sentir. LA HONTE.

Mais là rien. Si elle avait voulu au début, j'aurais refusé, les trois premiers mois, toute tentative d'approche de cette zone étant relativement compliquée pour moi (pardon chéri). Mais elle ne l'a jamais proposé, jamais. On fait une petite écho de contrôle systématiquement, la fameuse pesée (qui me gonfle et me déprime), on lit ensemble les détails des analyses pipi... Mais pas de doigts !

Mardi dernier, une douleur à la con qui m'a pliée en deux, m'a conduite aux urgences et pour la première fois en six mois, on m'a demandé (et pas informée, ça c'est plutôt cool) si je voulais bien qu'on m'examine. Bon, hein, j'ai pas aimé, mon col et moi on n'est pas particulièrement potes il faut dire. Et pourquoi, bordel, j'ai toujours l'impression qu'elle va toujours cherché mon col au fin fond du Bengladesh ? Mais il fallait être sûrs, savoir d'où venait cette fichue douleur (RAS, ouf !) alors comme à chaque fois, je me suis crispée quand on m'a dit de me détendre et voilà.

Tout ça pour dire quoi déjà ? Pas grand chose en fait. Ça ne m'a pas manqué, mais j'ai réalisé que j'entrais dans mon dernier trimestre et que sans doute, mes prochains doigts mesureront mon degré de dilatation ♥ (bon appétit).
Quand à la Mini, elle pousse toujours très bien, me bouffe toutes mes réserves d'énergie, de fer, de globules rouges et fait très régulièrement grimper ma tension. Elle bouge et j'aime ça 4 fois sur 5.
TOUT VA BIEN.

NON, ça ne s'est pas toujours appelé Twix (espèce de sale jeune !)

2 commentaires:

  1. Y a bien que toi qui peut écrire un billet où il est questions de doigts !
    Biz biz

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    1. Et aussi de caca ! Je reste fidèle à moi même :D

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