mercredi 12 juillet 2017

Famille d'accueil

Nous avons adopté notre chien en refuge, à la LPA de Lille en septembre 2014. Chéri-Chéri, qui a eu un Sharpei quand il était enfant, est très attaché à cette race. Moi je voulais un chien de refuge ou d'association. Ça correspond à mon éthique personnell. En adoptant un chien, on en sauve deux : celui qui est adopté mais aussi celui qui prendra sa place au refuge
Alors nous avons été patients et c'est finalement à Lille que nous avons trouvé le Gros Russe. Son adoption fut très émouvante : nous avions trouvé et sauvé notre chien.

Depuis, nous donnons régulièrement aux refuges des environs comme la SPA de Chamarande. Ce sont des moments que notre Boubou nationale apprécie du haut de ses six ans. Et c'est toujours l'occasion d'une belle leçon de choses sur la condition animale, les abandons injustes et indignes et l'investissement personnel qu'implique l'adoption d'un animal.

Cette année, j'ai décidé d'aller un peu plus loin en devenant famille d'accueil pour l'association ARESP (Aide aux Refuges d'Espagne). Comme son nom l'indique, l'association a été crée afin de venir en aide aux refuges espagnols mais aussi français et, d'une manière générale, aux animaux en détresse ou qui sont menacés de finir sur Le Bon Coin (un animal n'est pas un objet, il est utile de le rappeler...). L'association œuvre également à la stérilisation de tous ces animaux. Pourquoi ?
La réponse en image :

Et NON, une chatte n'a pas besoin d'une portée dans sa vie.

En accord avec Chéri-Chéri, j'ai répondu à l'appel d'ARESP et nous avons accueilli de petites chattes de deux mois, blanche et rousse.
Nées au sein d'une famille de l'Essonne, d'une portée non désirée (leur maman a été stérilisée depuis), elles étaient les deux seules à ne pas avoir trouvé de famille. Pour leur éviter Le Bon Coin, nous les avons recueillies et baptisées Sansa et Shaé ♥ (Game of Thrones for ever !). Elles sont avec nous depuis trois semaines et nous espérons qu'elles trouveront une famille avant notre départ en Guadeloupe, sinon elles connaitront une nouvelle famille d'accueil au lieu d'une famille d'adoption définitive.
Être famille d'accueil est une sacrée aventure. Enrichissante, pleine de découvertes, de "ooooh !" de "attention !!!", de "mon dieu elles arrivent à passer derrière le lave vaisselle !". C'est aussi, ne nous leurrons pas, une aventure odorante si on oublie d’ôter les crottes de la litière et qu'il fait très chaud.
Au dépar, Sansa était la plus timorée et la plus trouillarde (d'où son nom !) tandis que Shaé allait volontiers au contact. Les rôles sont désormais inversés et notre petite Shaé est plus craintive et nous fuit, sauf à l'heure de la gamelle. Il nous faut alors l'appeler par son nom, la laisser nous observer et enfin, elle accepte nos câlins.
Shaé et Sansa, le jour de leur arrivée




Sansa (ses pattes sont entièrement blanches, sa sœur a une pattes rousse)

Qu'en est-il de notre chien ? Le pauvre n'a pas eu le droit de les approcher tout de suite pour des raisons sanitaires (elles devaient être vermifugées) et parce que les pauvres minettes étaient terrorisées ! Nous avons donc procédé à des mises en contact progressives et les trois sont maintenant très copains ! Sansa et Shaé subissent quotidiennement un toilettage en règle de la par du Gros Russe. Et le Gros Russe subit quotidiennement un guet-apens à base de chatons cachés derrière les meubles qui lui sautent dessus soudainement !

video


Sansa et Shaé sont adoptables dès maintenant, moyennant une participation financière. Pourquoi ? D'une part pour s'assurer du bien-fondé de la démarche des adoptants (il est rare qu'on paie pour un chaton qui finira dans le ventre d'un serpent - véridique) et d'autre par pour permettre à l'association de financer les frais vétérinaires des chatons mais aussi des chiens et chats pris en charge (certains sont recueillis malades et/ou ont besoin d'opérations couteuses.
Une adoption en refuge ou en association est acte d'amour mais aussi un acte militant. Vous trouverez beaucoup de chatons et de chiots en animalerie, souvent tout petits parce qu'ils sont retirés à leurs mères bien trop tôt (donc mal ou pas sevrés) et issus d'élevages douteux. Adopter en association demande moins d'argent et c'est nettement plus gratifiant ! Sans oublier tout l'amour (et le bazar) qui vous vont tomber dessus !
Adoptez-nous !

Si vous habitez la région parisienne et que vous voulez voir mes deux petites héroïnes et pourquoi pas, adopter l'une d'elle (ou les deux !), contactez l'association qui vous donnera la marche à suivre.
Parlez-en autour de vous, qui sait, elles séduiront peut être...

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